Porc fermier issu d’un élevage Label Rouge, sur paille

Pour le bien être de tout le monde, et après consultation avec « les fermiers d’Argoat » et la coopérative « le Gouessant » qui m’ont approché, la décision de faire de la qualité était primordial. C’est pourquoi, j’ai voulu faire un élevage de porc fermier Label Rouge sur paille.

Avec un protocole précis à suivre, une alimentation à l’ancienne avec des céréales mais via une machine que l’on appelle « machine à soupe » celle-ci mélange les céréales (sans OGM) et l’eau pour les trois repas journaliers qui leur sont envoyés par un système de tuyau directement dans leurs auges, et ce bâtiment par bâtiment.

Pour leur confort, la paille! La consommation de celle-ci est importante mais les animaux ont besoin de confort, car s’assoupir sur un bon coussin de paille est tout de même plus agréable, pour les pattes aussi c’est mieux… De plus l’espace qui leur est consacré est aussi important, afin, qu’ils puissent courir car ça aussi c’est primordial. Cela donne des animaux avec du muscle et juste ce qu’il faut de gras et pas plus!

Les contrôles sont réguliers, pour l’alimentation, pour le suivi du naissage jusqu’à l’abattage et pour le PH de la viande afin d’obtenir la labellisation.

Je m’occupe de l’insémination avec le label 48. Le bâtiment de la gestante permet aux truies une grande liberté avec un verra qui veille au grain. Chaque truie inséminée à une gestation de 3 mois, 3 semaines, 3 jours, 3 heures… Beaucoup de 3 quoi…

Lorsque les porcelets naissent, ils restent 28 jours avec leurs mères dans le bâtiment de maternité. Ensuite, les porcelets font un petit voyage avec le vieux tracteur pour les déplacer vers le bâtiment de sevrage, c’est toujours drôle de voir les groins sortir de la petite remorque même si ce voyage ne fait que quelques mètres (environ 15!). Comme ils ont grandi et pris du poids, l’espace est encore plus grand. Ils découvrent la joie des jeux autour des meules de paille, qui assurent leur confort, la chaleur et les jeux, ils aiment beaucoup faire le tour de celles ci à toute vitesse, se courir après, l’espace c’est vraiment que du bonheur.

Dès qu’il fait beau et chaud, les filets (sortes de volets roulant) sont ouverts pour leur permettre de profiter du soleil, du ciel bleu et parfois des avions qui passent!

A chaque changement de bâtiment, on leur prépare un couloir de paille pour qu’ils suivent bien le chemin et surtout qu’ils ne se blessent pas.

Après 6 mois (et leurs 120kg de moyenne) passés à la ferme, ils prennent le chemin de l’abattoir.